
Editorial
Cet automne, le projet DMR entre dans une phase décisive.
Les volets techniques, logistiques, de formation et opérationnels s’articulent désormais de manière étroite, marquant une étape stratégique dans l’avancement global du projet.
La seconde phase de programmation des équipements de radio transmission a été lancée. Les services support (DDIS) et télématique (DTI) de l’ECA, ainsi que l’ingénierie de la société TAIT, sont pleinement mobilisés.
Cette phase technique est coordonnée avec la planification des formations finales destinées aux SDIS, prévues du 8 octobre au 19 décembre 2025. Intitulée RT01, cette formation s’appuie sur un dispositif de FOAD (formation ouverte et à distance) spécifique, suivi d’exercices impliquant 3200 sapeurs-pompiers.
Parallèlement, une phase de tests appelée « mise à l’épreuve du réel » a été lancée en collaboration avec deux SDIS pilotes et le service opérations de la DDIS. Les sapeurs-pompiers de Lausanne et du Pays-d’Enhaut peuvent à présent tester le mode DMR dans des conditions opérationnelles réelles tout comme les opérateurs du CTA et inspecteurs de permanence, afin de mettre cette nouvelle technologie à l’épreuve du terrain.
La dynamique est lancée, les enjeux sont importants et l’engagement de chacun reste plus que jamais essentiel à la réussite du projet.
Major Christophe Huet, responsable du centre de traitement des alarmes (CTA-118) et chef de projet Radio DMR
Pourquoi avoir choisi la technologie DMR?
Beaucoup pourraient s’interroger sur le choix de la technologie DMR (Digital Mobile Radio) au détriment d'autres solutions, même si les alternatives commerciales et technologiques restent peu nombreuses. Comme souvent évoqué, la DMR permet une transmission radio fiable entre les sapeurs-pompiers sur le terrain et le CTA-CODIS lors d’interventions.
Mais au-delà de cette fonctionnalité de base, ce choix s’inscrit pleinement dans l’ambition de l’ECA en matière de recherche et développement. Il s'agit de doter les équipes d’un outil de communication qui, tout en assurant l’essentiel, peut offrir de nombreuses fonctionnalités avancées en matière de sécurité pour les intervenants.
Parmi ces fonctionnalités, on peut notamment citer:
- la transmission de données permettant la géolocalisation précise, déclenchée par le sapeur-pompier en situation d’urgence
- l’écoute passive de l’environnement ambiant en conditions potentiellement hostiles
- la création de bulles tactiques de communication pour des groupes spécifiques sur le terrain, lors d’interventions d’ampleur ou de pannes des réseaux de communication
Le choix de la technologie DMR dépasse le simple besoin de communication: il s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la sécurité, l’efficacité et la réactivité des secours.
Par ailleurs, reposant sur un standard ouvert, la DMR garantit l’interopérabilité entre équipements de différents fabricants, réduisant la dépendance à un fournisseur unique et assurant la pérennité du système.
Elle se distingue également par sa fiabilité en situation opérationnelle:
- une qualité audio supérieure
- la suppression de bruit
- une couverture optimisée
La DMR face au terrain - premiers verdicts
Plongez au cœur de la «Mise à l’épreuve du réel» (M.E.R), une phase de test menée aux côtés de deux SDIS pilotes (Lausanne et du Pays-d’Enhaut) et du service opérations de la DDIS. Sur le terrain, en conditions réelles, les sapeurs-pompiers du Pays-d’Enhaut partagent leur retour d’expérience sur les formations et l'utilisation de la DMR.
Calendrier
Ci-dessous le planning 2025 avec le curseur (sous forme de triangle) indiquant les l’état actuel du projet.
